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LE GARDENIA

LE GARDENIA

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L'HOSTELLERIE de GIVERNY
LE GARDENIA

Texte d'André Buffet
Photographie et mise en page de Jean-Michel Peers
Cartes postales et photo des barques (Terra Foundation for American Art),
excepté la carte de l'en-tête, de Claude Landais et la
seconde photo des barques, collection Roland Sorin.

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La Grande Guerre prend fin : le pays se relève de terribles privations et de dures batailles.
Les français demandent à profiter de la vie; l'époque charleston et l'émergence
d'une jeunesse originale, font oublier les souffrances endurées .
L'heure est à l'exubérance. Ne manquons pas cet après-guerre prometteur, cette époque étourdissante.





En 1924, Madame Cénac fonde un établissement de grande classe.
A l'occasion de l'aménagement de son hôtel, elle dote
les rues de Giverny de plaques d'identité.

Cette demeure construite dans le style "Ile de France" contraste
avec l'habitat régional de l'époque qui utilise pierres, bois et tuiles.
L'ardoise affine sa silhouette; réhaussées de décor de briques colorées,
les nombreuses fenêtres accentuent la légèreté de la construction.
L'ensemble est moderne, raffiné mais aussi "très campagne".
« L' Hostellerie de Giverny » et son parc enchanteur sont nés.















Propice à la détente, le parc orienté sud enivre le promeneur par une multitude de rosiers dont
les tiges, courbées sur les arceaux, forment une venelle ombragée, appréciée pour une sieste méritée.
Les nénuphars et autres plantes aquatiques sommeillent dans de petits bassins.
En fait, les deux élégantes femmes, que nous voyons ici, sont peut-être ces deux jeunes américaines,
pensionnaires de l'hôtel qui ont pour habitude de déguster au petit déjeuner des filets de harengs à l'huile,
avec pour garniture de la confiture de groseille, le tout arrosé de champagne! Pourquoi pas?

Les appartements relèvent du plus grand confort....pour l'époque.
Dès l'entrée dans l'hôtel, une réclame rassure le visiteur de son bon choix:
les chambres sont équipées de cabinet de toilette avec eau froide, eau chaude, et électricité.
Et pourtant l'eau n'arrive sur les lavabos et les éviers du village
que par l'intermédiaire de pompes à bras de conception particulière (*).
L'argument est convaincant. L'aménagement intérieur, soigné, luxueux sans excès, relève du bon goût.
L'intimité du décor de la salle à manger engage le touriste à profiter d'un séjour hors du commun.
Le tourisme a repris. De belles années se préparent. Les confortables berlines Panhard-Levassor,
les somptueuses décapotables des grandes séries remplacent les poussives De Dion Bouton du début du siècle.

La "Pierre aux Malades" - Le port de Giverny

Pour améliorer ses prestations, madame Cénac tente d'orienter les loisirs de ses
pensionnaires vers les promenades en bateau sur les bras de la Seine.






Presque en face de l'Hostellerie, il y a une langue de terre effilée, parallèle à la voie ferrée, bordée
d'un côté par le Bras de Manitaux, venant de la Seine, et de l'autre par le ru venant de La Grande
Arche, Ce lieu est appelé aussi Le Port. Monsieur Boyer (ferme Boyer à Manitaux), locataire de la
Pierre aux Malades, sous-loue le 11 décembre 1924 à madame Cénac. Pour des raisons inconnues,
madame Cénac sous-loue à son tour à madame Jeanne Fétu qui, dans le secret avait l'intention d'y
édifier le 14 août 1927 un établissement commercial ! Explications, supplications, transactions,
monsieur Boyer, premier locataire, sous-loue à monsieur Cabrol. Quel imbroglio !

Changement de propriétaire

Les successeurs de madame Cénac, monsieur Adam et madame Lapierre, arrivent à Giverny en 1938.

« L'hostellerie de Giverny » devient « Le Gardénia ». Ce n'est certainement pas par hasard que
madame Lapierre a choisi le nom de son établissement en rapport avec le port généreux de cette
plante exotique, dont la fleur d'un blanc immaculé implante ses pétales en un tourbillon organisé.
Les hommes élégants à la mode, ne portent-ils pas le gardénia à la boutonnière ? C'est très chic !






L'hôtel garde sa renommée au vu des antécédents professionnels du nouveau propriétaire.
En effet monsieur Adam avait servi à la Cour de Belgique.
Mais il n'était pas facile "monsieur Adam" ! Parfois même un peu violent!
Un guichet en forme de passe-plat sépare les cuisines de la salle à manger,
monsieur Adam est aux fourneaux, madame Lapierre aux mains de son aimable clientèle.
Passant la tête par le guichet, madame Lapierre:
- Chéri, une tomate !
Puis, aussitôt, impatiente:
- Chéri, une tomate te dis-je!
C'est vrai, la clientèle piaffe. En retour elle prend en pleine tête, ravier, sauce, et tomate.
Ceci est une anecdote vécue, que m'a racontée mon ami André Picard;
grâce à lui, j'ai recueilli les renseignements concernant Le Gardénia.
Après une activité d'une douzaine d'années, les hôteliers cèdent leur affaire à un particulier.

(*)Le fonctionnement des pompes du village est décrit sur la page Le Vieux Logis.
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