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LA FERME DE LA DIME

LA FERME DE LA DIME

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Textes d'André Buffet et de Jean-Michel Peers
Transcription de notes de Daniel Goupil pour la partie concernant Louis Aragon
Photographie (excepté La Dîme en automne) et mise en page de Jean-Michel Peers
Cartes postales de la Terra Foundation for American Art
Détails de cartes postales (coll. Claude Landais)
Album de photos d'Armand Picard
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AVANT LA REVOLUTION

Jusqu'en 1789 l'Eglise perçoit la "Disme". Le prélèvement s'effectue à raison du dixième de la
production animale et végétale de ses fermes et métairies. En l'occurence, à Giverny, c'est le clergé
séculier de l'Abbaye de Saint-Ouen de Rouen qui perçoit l'impôt dans cette grange dîmière.
La Révolution qui renverse l'Ancien Régime met fin à cette ancienne pratique.
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A L'AUBE DU 20ème SIECLE




Cette photo d'album (vers 1890) est sans doute la plus ancienne de la ferme.
Les bâtiments sont rustiques, avec à gauche la haute grange dîmière .
Les cartes postales à partir de 1900 présentent un corps de ferme
transformé et agrandi pour devenir une résidence confortable.
Ci-dessous, une carte écrite en 1903 par quelqu'un qui résidait
à la Villa des Pinsons, à quelques centaines de mètres de là.



La grange dîmière (13ème siècle) est unique parmi les constructions du village.


La Ferme de la Dîme appartient aux Etablissements Feron, pépiniéristes, horticulteurs et jardiniers.
Sur les deux documents ci-dessus, antérieurs à 1903, la ferme est prise sous deux angles différents.
La batisse ne comporte pas encore la construction carrée (en fait, un atelier avec verrière)
que l'on retrouve sur les cartes éditées quelques années plus tard, comme ci-dessous.



On voit la ferme en arrière-plan. Albert Féron (c'est peut-être lui dans l'allée) habite ce corps
de bâtiments, comprenant, à gauche, la haute grange dîmière qui en fait la particularité du lieu.
Cette ferme est devenue en quelques années une vaste et belle demeure de famille,
comme en atteste la photo ci-dessous, extraite d'une carte postale.




Le grand atelier que l'on aperçoit fut certainement construit avant la Grande Guerre, peut-être à l'usage
des peintres résidant à Giverny pour la plupart jusqu'en 1914, mais nous n'en avons aucun témoignage.
Louise, fille d'Albert Féron fut le modèle du peintre américain Frederick Carl Frieseke , qui a peut-être utilisé
cet atelier, mais là encore, aucune certitude. Cette partie de la somputeuse demeure fut érigée lorsque les
affaires d'Albert Féron étaient florissantes. Il décéda en 1916. C'est sa fille Louise qui
hérita de la "Dîme", puis la vendit au début des années 20.
En savoir plus sur la famille Féron




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ENTRE LES DEUX GUERRES


Les surréalistes suivent de près les Impressionnistes à Giverny, nous apprend Claire Joyes
« Ils decouvriront à leur tour le village et viendront passer les fins de
semaine chez Teddy Toulgouat à la ferme de la Dîme. »








Plus que les peintres, les poètes sont au rendez-vous. Serge Legendre fait cette observation:
« En 1923, le poète Louis Aragon séjourne quelque temps dans cette demeure, en compagnie
de son amie d'alors, la belle américaine Nancy Cunard qui ensuite se fixe à La Chapelle
Réanville, lorsque Elsa Triollet l'aura remplacée dans le coeur du poète. »


Le roman "Aurelien" fut en partie inspiré du séjour qu'Aragon fit en 1923 à Giverny.
Il cite Archie Murphy comparant Paul Denis à "un Diderot de 22 ans".

En mai 1923, Louis Aragon part s'installer "chez Toulgouat, à Giverny", grâce à un salaire
supplémentaire que lui verse le couturier-mécène Jacques Doucet. En mai, il fait de
longues randonnées dans la campagne normande. Il y commence la "Défense de l'Infini".
Une lettre à Jacques Doucet du 12 mai parle d'un "nouveau tourbillon".

Début juin, après un bref voyage à Paris au cours duquel il se démet l'épaule, il rédige,
toujours à Giverny, la "lettre à Francis Viélé-Griffin" sur la destinée de l'homme (1924)
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En 1940, la ferme de la Dîme est achetée par la famille Nadal, mais, une succession en
attente de règlement met la propriété en sommeil depuis les années 90.


(photo Yves Leers)

L'AUTOMNE de la DIME

Cette vue de novembre 2010 présente un ensemble un peu terne malgré les belles couleurs d'automne.
Toujours endormie à ce jour, cette grande propriété mérite de retrouver son lustre d'antan. On voit
l'immense verrière de l'atelier et la haute grange dîmière (classée) en arrière-plan.

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