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Patrick DEBETENCOURT | all galleries >> Voiles de Saint-Tropez 2011 - Yachts regattas in Saint-Tropez > 3233 Voiles de Saint-Tropez 2011 - IMG_4520_DxO format WEB.jpg
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01-OCT-2011

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La toute dernière "Bugatti 16.4 Veyron Super Sport" (prix d'achat environ 1 million d'Euros !

La Bugatti 16.4 "Veyron" est le seul modèle actuellement en production du constructeur automobile Bugatti Automobiles SAS. Actuellement la voiture de série la plus puissante au monde dans sa version Super Sport, elle est également l'une des plus rapides. Elle est assemblée en Alsace à Dorlisheim. Elle a été dévoilée, pour l'essentiel, lors du Mondial de l'automobile de Paris en l'an 2000. Les premières Veyron sont sorties d'usine en octobre 2005. Il faut attendre 2010 pour voir apparaître un modèle "Grand Sport" et 2011 pour le modèle "Super Sport".

La Veyron est fabriquée en petite série dans l'Atelier Bugatti situé à Dorlisheim, en Alsace, berceau de la marque et site historique de Bugatti. 300 exemplaires en seront construits. Elle a été conçue entièrement en Allemagne par le groupe VAG, propriétaire de la marque, et toutes les pièces sont fabriquées en Europe et assemblées par une petite équipe hautement qualifiée. Cinq personnes et trois semaines de travail sont nécessaires pour l'assemblage d'une Bugatti Veyron. Toutes les réparations relatives au moteur et à la carrosserie se font elles aussi à Molsheim. Chaque voiture porte une plaque avec son numéro de châssis.

Le bloc moteur retenu pour équiper la Veyron est la clé de voûte du projet, car c'est en grande partie de cet élément que dépend le respect des engagements de la marque quant à la puissance et les performances de la voiture. Il fallait concevoir un moteur à la fois compact et extrêmement puissant, permettant d'obtenir un rapport poids/puissance/encombrement aussi favorable que possible. Aucun moteur alors existant n'étant compatible avec un tel cahier des charges, Bugatti a dû produire un long travail de développement en collaboration avec les bureaux d'études du groupe Volkswagen pour créer et mettre au point la motorisation de la Veyron.

Le moteur 16 cylindres en W de la Veyron, dont l'architecture est en quinconce, est un dérivé de 4 VR6 de Volkswagen, auxquels on a enlevé 2 cylindres à chacun pour en faire deux blocs de type VR8 ouverts à 15°, assemblés ensuite selon un angle de 90°, permettant d'obtenir des dimensions compactes, avec 64 centimètres de longueur pour 69 de largeur. En revanche, l'adoption de ce bloc est nettement moins favorable en termes de poids. Le W16 pèse en effet 400 kg, selon Bugatti, soit nettement plus que les moteurs d'autres supercars, même dépourvues de suralimentation ; ainsi, à titre d'exemple, le douze cylindres de 660 chevaux de la Ferrari Enzo ne pèse que 225 kg et le V10 de la Porsche Carrera GT, fort de 612 chevaux, s'en tient à 214 kg.

En revanche, en termes de puissance pure, le W16 permet de tenir les engagements de la marque. Officiellement, il développe ainsi très exactement 1 001 chevaux à 6 000 tr/min, une valeur qui serait en outre sous-évaluée, la puissance réellement développée par le moteur se situant plutôt aux alentours de 1 100 chevaux. Le couple s'établit quant à lui à 1 250 Nm – soit 127,6 mkg, une valeur trois fois supérieure à ce dont dispose par exemple une Audi RS4 – et est disponible de manière constante entre 2 200 et 5 500 tr/min. Toujours à propos du couple, il est à noter qu'au régime du ralenti, le W16 en développe déjà plus de 70 mkg.

Pour obtenir de tels niveaux de puissance, Bugatti a du recourir à des techniques généralement employées en compétition automobile ; ainsi, les bielles des pistons sont réalisées en titane et la lubrification du moteur se fait par carter sec. En outre, le moteur de la Veyron utilise quelques technologies de pointe, comme un système à courant ionique qui permet de faire varier le point d'allumage en cas de détection d'un éventuel raté.

En raison de son très haut niveau de puissance, le moteur de la Veyron a posé, lors de sa conception, d'importantes questions quant à son refroidissement. Le bloc W16 développe en effet 1 001 chevaux, soit 736 kW ; or, le rendement énergétique d'un moteur à essence s'établit en moyenne aux alentours de 30 à 35 % – le logiciel de simulation Thermoptim fournit par exemple pour un moteur à essence un rendement de 33,9 % –, une petite partie de l'énergie résiduelle étant soit dissipée en frottements, soit utilisée pour l'entraînement des systèmes auxiliaires.

Autrement dit, le moteur de la Bugatti génère aux environs de 1 350 à 1 700 kilowatts d'énergie qui vont devoir être évacués pour la majeure partie sous forme de chaleur au travers des gaz d'échappement, des liquides réfrigérants et de l'huile de lubrification. Une situation que l'un des responsables du développement de la voiture résume ainsi : « L'énergie totale libérée lors de la combustion atteint 3 000 chevaux. Mais 1 000 chevaux sont avalés par le système de refroidissement, tandis que 1 000 autres sont perdus dans la ligne d'échappement. »

De telles contraintes ont imposé aux ingénieurs la mise au point d'un système de refroidissement complexe. Celui-ci est composé de dix radiateurs en tout, répartis de la manière suivante : trois radiateurs pour le système de refroidissement du moteur, un pour l'échangeur de chaleur air/eau et deux pour le système de climatisation, auxquels s'ajoutent un radiateur pour l'huile du moteur, un pour celle de la boîte de vitesses, un pour celle du différentiel et, enfin, un pour l'huile hydraulique. L'ensemble de ce système nécessite pour son fonctionnement un volume de 55 litres de liquide de refroidissement, quarante pour le moteur et quinze pour les échangeurs des turbocompresseurs. La lubrification du moteur est quant à elle assurée par un bain d'huile de quinze litres. En outre, afin d'améliorer encore le refroidissement du bloc, toute la partie haute du moteur se trouve à l'air libre, et non sous un capot, comme on peut le voir sur mes photos.

Pour faire passer au sol la puissance et le couple du W16, le choix de Bugatti s'est porté sur une transmission intégrale dotée d'une boîte séquentielle robotisée à double embrayage, de type DSG, conçue spécifiquement pour la Veyron et destinée à favoriser des changements de rapport rapides, sans rupture de couple. Disposée longitudinalement devant le moteur central, et donc plus ou moins installée entre les deux passagers, celle-ci compte sept rapports et est fournie par la société britannique Ricardo, spécialisée entre autres dans la fabrication de transmissions pour véhicules de sport et de compétition.

Très perfectionnée, la boîte de vitesses de la Bugatti coûte à elle seule aux environs de 100.000 € ; prévue pour encaisser le couple du W16 tout en maintenant un bon niveau de fiabilité, elle est réalisée en aluminium et en acier à haute résistance afin de pouvoir « digérer » plus de 1.400 Nm de couple, ce qui explique son poids de 120 kg. Cette boîte est reliée aux quatre roues motrices par l'intermédiaire de deux différentiels – un à l'avant et un à l'arrière, ce dernier étant doté d'un système de blocage transversal à lamelles – développés également en collaboration avec Ricardo et conçus pour autoriser des variations dans la répartition du couple entre les trains avant et arrière ; en temps normal, cette répartition est de 30% sur les roues avant et 70% sur les roues arrière21. L'ensemble est articulé autour d'un viscocoupleur central Haldex.

Les pneumatiques ont eux aussi dû être conçus spécifiquement pour la Veyron, en raison du poids du véhicule, de la puissance très élevée à passer au sol et de la vitesse de pointe visée. Développés et fabriqués par Michelin, ils peuvent soutenir de hautes pressions et températures et permettent d'atteindre une vitesse de 440 km/h. Conçus dans un mélange de gomme spécifique suivant le procédé PAX, qui permet un roulage même en cas de crevaison, ils sont en outre équipés d'un système de contrôle de leur pression.

En termes de freinage, le défi posé aux ingénieurs peut se résumer comme suit : « Comment arrêter deux tonnes lancées à plus de 400 km/h ? » Pour y répondre, Bugatti a retenu un système basé sur des disques de carbone/céramique de grand diamètre – 400 mm à l'avant et 380 mm à l'arrière – couplés à des étriers monoblocs en titane pourvus de huit pistons à l'avant et de six à l'arrière. Développés par la société britannique AP Racing, ceux-ci sont équipés de couronnes d'acier inoxydable munies d'une protection thermique en céramique et sont capables d'envoyer sur les plaquettes de freins une pression pouvant atteindre 180 bars.

Ces freins surdimensionnés, qui répartissent la force de freinage à hauteur de 60% sur l'avant et 40% sur l'arrière, permettent à la Veyron de freiner de 100 à 0 km/h en 31,40 mètres ; en outre, environ dix secondes suffisent pour passer de 400 km/h à l'arrêt complet. En termes d'endurance, le système évite, selon le constructeur, le phénomène de fading, grâce à un circuit de ventilation élaboré, bien qu'après une série de vingt freinages successifs de 310 à 80 km/h, la température du liquide atteigne 220 °C et celles de la surface des disques, près de 1.000 °C.

Le système de freinage est assisté par une fonction aérodynamique spéciale de l’aileron arrière, un mode appelé Airbrake dont le rôle est comparable à celui d'un aérofrein. En cas de freinage appuyé depuis une vitesse supérieure à 200 km/h, celui-ci se déploie automatiquement en quatre dixièmes de seconde, adoptant un angle de 113 degrés par rapport à la route dans le sens de la marche afin d'une part d'accroître la résistance aérodynamique et donc la trainée du véhicule, et d'autre part de porter l'appui aérodynamique exercé sur l'essieu arrière à environ 300 kg, ce qui permet d'améliorer le couple de freinage des roues arrières et de réduire le transfert de charge vers l’avant du véhicule.

Énergie Essence
Moteur(s) W16 8,0 L4 turbocompresseurs
Position du moteur Longitudinal central arrière
Cylindrée 7 993 cm3
Puissance maximale selon modèle 1 001-1 200 ch (736-882 kW)
Couple maximal selon modèle 1 252-1 500 Nm
Transmission Intégrale
Boîte de vitesses Boîte de vitesse robotisée à double embrayage DSG à 7 rapports
Poids 1 688 kg
Vitesse maximale selon modèle 407-431 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 2,5 s
Consommation mixte 24,1 ℓ/100 km
Consommation 40.4 l/100 km (urbaine)
Émission de CO2 574 g/km
Carrosseries Coupé (2005 - 2011) 2 portes
Coefficient de traînée 0.36
Direction Hydraulique à crémaillère, assisté
Freins Avant: Disques en carbone céramique (400 mm)Arrière: Disques en carbone céramique (380 mm)
Longueur 4 470 mm
Largeur 2 007 mm
Hauteur 1 219 mm
Empattement 2 710 mm
Voies AV/AR 1 715 mm / 1 618 mm
Volume du coffre 70 dm3

Canon EOS 7D
1/320s f/5.0 at 13.0mm iso400 full exif

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